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Interview d'Eric FERRAND, Président de l'AMCT et Médiateur de Paris, et de Bernadette VILLAIN, Médiateur de Bourges lors de la dernière assemblée générale de l'Association, le 28 avril 2016 à Bourges

« Nous ne sommes ni avocat ni juge. Nous sommes une oreille attentive, là pour trouver des solutions, renouer le dialogue entre le citoyen et la collectivité et éviter les recours devant le tribunal. »

Pour Eric Ferrand, président de l’Association des Médiateurs des Collectivités Territoriales (AMCT), cette fonction tend vers le « gagnant-gagnant ».

Ces femmes et ces hommes, au contact de la population et des élus, qui tentent au quotidien de trouver un terrain d’entente et de régler des litiges allant de la contestation de charges aux troubles de voisinage, tenaient le 28 avril dernier leur assemblée générale à Bourges.

L’occasion pour les médiateurs, venus de toute la France, tous tenus à la confidentialité des dossiers, « d’échanger nos pratiques et nos interrogations pour tenter de mieux travailler au quotidien », explique Bernadette Villain, médiatrice de la Ville de Bourges

L’occasion aussi de questionner la notion d’indépendance de ce poste pourtant rémunéré par la collectivité. « Quand je remets mon rapport à la Ville de Paris, poursuit Eric Ferrand, où il exerce cette fonction, je le fais en toute impartialité, dans l’intérêt général. S’il faut connaître élus et rouages administratifs, cela ne fait pas de moi un politicien. »

Pourtant, parmi la trentaine de membres de l’AMCT, une poignée de médiateurs sont élus. « Certaines collectivités en ont décidé ainsi (ce n’est pas le cas des médiateurs de la Ville de Bourges et de Bourge plus, NDLR). Aucune loi ne l’interdit, poursuit Eric Ferrand. Mais pour être franc, je plaide contre ce mélange avec l’exécutif. »

Obliger la médiation : une loi proposée

Il se rallie en revanche derrière une proposition de loi « portée en 2014 par le sénateur des Hautes-Alpes Pierre-Bernard Reymond qui voulait imposer aux communes de plus de 30.000 habitants son propre médiateur ».

« On n’en est pas là, mais j’espère que l’on y parviendra », conclut Eric Ferrand qui, le 28 avril, pouvait trouver un autre motif de satisfaction.

Au milieu des membres de l’AMCT, se trouvaient des représentants de collectivités, à l’image de la Ville de Nevers, venus en savoir un peu plus sur cette fonction qui « souffre d’un grand déficit de notoriété et qui fait encore un peu peur aux élus ».



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Article | by Dr. Radut